Règles de poker

Article 1 - Objet

Ce chapitre a pour objet de préciser les règles du jeu applicables à toutes les compétitions organisées par le PERIGORD POKER CLUB (P.P.C.).

Le fait de s’inscrire à un tournoi implique une acceptation tacite de l’ensemble de ces règles de la part des participants. Aucune réclamation envers un organisme extérieur ne sera recevable.


Article 2 - Cadre des règles du jeu

Il s’agit ici de précisions sur les points litigieux les plus courants, limités au Texas Hold’em No Limit version tournoi sans croupier. La majorité des références sont internationales. Elles proviennent, entre autres, du « Robert’s rules of poker » de Bob Ciaffone et du TDA (Tournament Directors Association) pour les règles communes et de sites locaux pour les règles sans croupier qui présentent des différences avec les règles des cercles et casinos avec croupiers.


Section 1 : LES ACTIONS DE JEU


Article 3 - Actes de jeu

· Le jeu se déroulera dans le sens des aiguilles d’une montre et le tour de chaque joueur devra être respecté.

· Taper plusieurs fois la table signifie « Parole » (« Check ») si personne n’a encore misé dans le tour ou « Passer » (« Fold ») s’il y a déjà eu des mises.

· Les mises doivent être faites à mi-chemin du centre de la table et uniquement réunies quand le tour de mises est terminé. Un joueur misant de manière répétitive au centre du tapis au lieu de mi-chemin peut se voir infliger des sanctions.

· Miser un jeton seul d’une valeur supérieure signifie « suivre » (« call ») si aucune annonce de relance n’est faite. Si un jeton supérieur est misé avec une annonce de relance mais sans montant : le montant serait celui du jeton misé. Après le « flop », toute ouverture d’un jeton supérieur sans annonce sera considérée comme une ouverture à la hauteur du jeton.

· Toute action ou annonce verbale d’abandon, de parole, de suivi, d’ouverture ou de relance engage le joueur et devient obligatoire.


Article 4 - Non-respect du tour de parole

· Chaque joueur doit respecter son tour de parole.

· Si deux joueurs agissent simultanément, le deuxième est considéré ayant agi avant son tour.

· Si trois personnes ont agi après un joueur celui-ci perd le droit de miser si le pot n’est pas ouvert et sa main est morte si le pot est ouvert.

· Dans l’hypothèse où un joueur prend son tour de parole à la place d’un autre, il commet une faute. Par conséquent, quelle que soit la décision que sera amené à prendre le directeur du tournoi consécutivement à cet incident, la décision sera prise de façon à ce que le joueur fautif ne puisse pas en tirer profit. La parole est ensuite rendue au joueur lésé qui n’a pas eu son tour de parole.

Plusieurs cas de figure peuvent alors se présenter :

- quelle que soit l’action du joueur lésé, toute action ou annonce verbale du joueur fautif d’abandon, de parole ou de suivi, engage le joueur et devient obligatoire, même si la situation a changé entre temps ;

- si le joueur fautif a fait acte ou a annoncé une relance :

o si le joueur lésé « check », le joueur fautif est dans l’obligation de faire de même ;

o si le joueur lésé fait une ouverture ou une vraie « relance », le joueur fautif est alors dans l’obligation d’effectuer la mise qu’il avait annoncée avant son tour, et plusieurs cas de figure peuvent alors se présenter :

§ si la mise du joueur fautif ne couvre pas la mise du joueur lésé

· soit le joueur fautif ne complète pas la mise du joueur lésé et ses cartes sont mortes ;

· soit le joueur fautif suit la mise du joueur lésé ;

· soit le joueur fautif effectue une vraie « relance » ;

§ si la mise du joueur fautif couvre la mise du joueur lésé, s’applique alors la règle de l’ « ajustement des mises et relances ».

· Tout joueur agissant hors de son tour de manière répétitive peut se voir infliger des sanctions.


Article 5 - Demande de « temps » (« Calling for a clock »)

Après un temps jugé « raisonnable » et que le « temps » a été demandé à un joueur, celui-ci a au maximum une minute pour prendre une décision. Ce délai peut être demandé par le donneur, un adversaire ou le joueur lui-même mais en aucun cas par un joueur extérieur à la table. Si aucune décision n’a été prise au terme de cette minute, un décompte oral de 10 à 1 serait effectué au terme duquel la main du joueur qui n’a pas acté sera déclarée morte.

Tout joueur abusant des délais peut se voir infliger des sanctions.


LES TABLES


Article 6 - Joueurs « levés de table »

· Un joueur peut quitter la table pour quelque raison que ce soit mais son absence à la table est limitée à 10 (dix) minutes.

· Un joueur doit être assis à sa place au moment où le donneur finit la donne initiale pour ne pas être considéré comme absent et voir sa main déclarée morte.

· Lorsqu’un joueur est absent, des cartes lui sont distribuées, les « Blinds » lui sont prélevées à son tour et sa main est retirée immédiatement avant le premier tour de mise.

· Un joueur absent peut être déplacé dans le cadre du rééquilibrage ou de la fermeture de table.


Article 7 - Equilibrage des tables

· Les tables du tournoi sont équilibrées en permanence en nombre de joueurs, dès un écart de 2 joueurs entre deux tables.

· Quand un joueur d’une table doit être déplacé pour équilibrage, à défaut de logiciel, on choisit le joueur de future grosse « Blind ».

· Un joueur déplacé doit être assis, à défaut de logiciel, à la place libre la plus proche à gauche du joueur de grosse « Blind » (ou à la grosse « Blind » si la place est libre).


Article 8 - Fermetures de table

· Les tables sont numérotées.

· Au fur et à mesure que les joueurs sont éliminés, dès que le nombre de places vacantes sur les tables le permet, à défaut de logiciel, les tables sont fermées dans l’ordre du plus grand numéro de table encore en jeu.

· Les tables et les positions vacantes vers lesquelles sont dirigés les joueurs déplacés sont désignées par le logiciel ou à défaut par tirage au sort.

· On ne retire au sort les places et la position du donneur que pour la table finale.


Article 9 - Obligations des joueurs déplacés

· Un joueur déplacé qui arrive à une table reçoit immédiatement des cartes et assume les obligations ou les avantages de sa nouvelle position, hormis dans les cas suivants :

- un joueur qu’on assoit à une place vacante située à gauche du nouveau donneur (entre les joueurs de petite « Blind » et de grosse « Blind » du coup précédent) passe un coup. Le coup suivant, il peut jouer, mais la donne passe à sa gauche.

- un joueur qu’on assoit à une place vacante située à l’emplacement du nouveau donneur peut jouer immédiatement mais la donne passe à sa gauche.

· Un joueur déplacé parce qu’une table a fermé peut se retrouver par le tirage au sort à la grosse « Blind » une seconde fois de suite (il venait d’être grosse « Blind » à la table précédente). Aucune réclamation n’est possible.

· Si un joueur absent est déplacé à une autre table, ses jetons seraient déplacés et ses obligations seront assumées.


Article 10 - Tables jouées au coup par coup

· Lorsqu’il ne reste que deux tables dans le tournoi et qu’il ne reste plus qu’un seul joueur à être éliminé, avant de passer à la table finale, les deux tables pourront jouer, coup par coup, jusqu’à l’élimination de ce dernier joueur.

· On pourra également jouer coup par coup lorsque le prochain joueur à être éliminé sera le dernier à ne pas gagner un lot.


Section 2 : LES CARTES


Article 11 - Donne

· Un jeton spécifique, le « bouton », marque le donneur et signale ainsi aux autres joueurs où commence le tour de parole.

· Ce sont en général les joueurs qui donnent mais il peut y avoir un croupier. Ce dernier est bénévole et non professionnel et les mêmes règles sont alors applicables à la table.

· Le premier donneur est le joueur placé en première position lors du tirage au sort de la répartition des tables.

· Le mélange des cartes est obligatoire. C’est le donneur qui mélange les cartes et les propose à couper à son voisin de droite (le « cut-off ») qui peut d’ailleurs refuser. Si ce dernier coupe, il doit laisser au moins 3 cartes dans chaque tas.

· Une main commence au mélange des cartes.

· Le changement de cartes est à l’initiative du directeur du tournoi et de ses assistants. Les joueurs ne peuvent pas demander un changement de cartes sauf s’ils constatent une dégradation des cartes.


Article 12 - Principe du « bouton mort »

· Il sera utilisé le système du bouton mort (« dead button ») : c’est la grosse « blind » qui avance systématiquement et entraîne le reste. Le « bouton mort » est utilisé lorsqu’une place vacante correspond à l’emplacement du nouveau donneur. Le principe étant que la grosse « blind » est toujours misé par le joueur censé le faire, la petite « blind » et le « bouton » sont positionnés en conséquence, même si « bouton » est placé devant une place vide. Cette situation permet au dernier joueur ayant eu le bouton d’être dernier de parole.

· Si le joueur de grosse « blind » est sortant et n’est pas remplacé par un joueur d’une autre table, le « bouton » se déplace vers le joueur ayant misé la petite « blind » et le joueur à gauche de la grosse « blind » éliminé assure la grosse « blind ». Il n’y aura pas de petite « blind » pour cette main. Lors de la prochaine main, le « bouton » sera déplacé vers la place vide et les deux joueurs à la gauche du « bouton » miseront normalement les « blinds ». Pour ne pas fausser le jeu, des cartes sont malgré tout distribuées et immédiatement retirées à la place vacante jusqu’au passage du bouton.

· Lorsque le joueur de petite « blind » est sortant et n’est pas remplacé par un joueur d’une autre table, le bouton sera déplacé au niveau de la place vide. Le joueur qui était de grosse « blind » devient petite « blind » et le joueur à sa gauche devient grosse « blind ». Il en résulte que l’ancien donneur donne à sa place. Pour ne pas fausser le jeu, des cartes sont là aussi distribuées et immédiatement retirées à la place vacante jusqu’au passage du bouton.

· Le « bouton » peut rester devant le même joueur durant deux mains consécutives (voir article tête-à-tête)


Article 13 - Fausse donne

· Il y a fausse donne quand :

- la toute 1èreou la 2èmecarte est retournée ;

- deux cartes sont retournées ;

- il y a un mauvais ordre de donne ;

- il y a un nombre incorrect de cartes (sauf si une seule carte supplémentaire et bien identifiée est donnée au joueur de petite « blind » : elle est reprise et sera la carte brûlée).

· Aucune fausse donne ne peut être annoncée sur un acte volontaire d’un joueur : ce joueur seul sera hors du coup.

· Si deux joueurs après les « blinds » avaient misé avant que la fausse donne ne soit constatée, le jeu continu tel quel mais uniquement avec les joueurs non concernés directement par la fausse donne et en l’absence de toute aberration.

· Toute répétition exagérée de fausse donne de la part d’un joueur sera sanctionnée.


Article 14 - Cartes flashées

Si une carte est annoncée « vue » ou « flashée », seul son propriétaire (et seulement s’il n’a pas touché cette carte) peut décider de la conserver ou pas. S’il ne la conserve pas, elle est considérée comme une carte retournée par le donneur.


Article 15 - Cartes retournées

· Si une carte est retournée du fait du donneur ou d'un mouvement jugé involontaire du joueur, la donne continue jusqu’à la fin. La carte retournée est morte et est échangée avec la future carte à brûler. Sauf s’il y a un croupier, si la carte retournée est celle du donneur, elle n’est pas échangée mais conservée par le donneur et montrée à tous.

· Une carte tombée de la table du fait du donneur est toujours considérée comme retournée et morte (même si elle est face cachée au sol et que personne ne l’a vue). Si elle est tombée du fait du joueur, elle doit être jouée.

· Si un joueur mêle une carte morte (retournée par le donneur ou tombée par terre par exemple) à son autre carte, alors son jeu est considéré comme mort mais les autres joueurs continuent le coup.


Article 16 - Cartes mortes

· Des cartes mortes ne peuvent pas être reprises par le joueur même s’il a jeté ses cartes par erreur.

· Une main est morte sur un mot ou un geste indiquant un abandon, mais c’est aux joueurs suivants de vérifier la bonne interprétation du mot ou du geste par l'application de la règle du jet des cartes.

· Passer (abandonner le coup) oblige à jeter ses cartes, faces cachées au milieu de la table.

· Toute main jetée ayant touché une carte morte (le « rebus » ou « ballot ») est irrémédiablement morte.

· En l’absence de ligne sur la table, toute main jetée n’ayant pas touché le ballot ne peut être récupéré par le joueur qu’exceptionnellement et sur jugement du directeur de tournoi.

· Est morte la main d’un joueur ayant répondu au téléphone.

· Est morte la main d’un joueur ayant dépassé le délai maximum de réflexion.

· Est morte toute main ramassée par le donneur, même accidentellement. Il est toujours de la responsabilité de chaque joueur de s’assurer de la protection de ses cartes. Si le donneur élimine une main non protégée, le joueur n’aura aucun recours et sa mise ne lui sera pas restituée. Toutefois, il existe une exception : si le joueur a relancé et que sa relance n’a pas encore été suivie, il sera alors autorisé à reprendre sa relance.


Article 17 - Cartes dévoilées

· Il est strictement interdit de révéler son jeu (ou une partie de son jeu) en annonçant ou en montrant sa main avant la fin d'un coup (c’est-à-dire quand des joueurs peuvent encore miser). Cela est valable même si le joueur désirant dévoiler son jeu est le dernier à pouvoir encore miser (l'adversaire étant à tapis). Le joueur est alors considéré comme couché et il perd ses mises engagées quel que soit son jeu. Cette règle a pour but d'isoler le joueur dans sa décision (aucune réaction possible des autres joueurs) et à combattre la collusion (pas de passage d'information).

· Le non-respect de cette règle l’expose à une sanction qui peut aller jusqu’à l’exclusion définitive du tournoi.

· D’autre part, un joueur qui montre sa ou ses cartes à un extérieur au jeu en cours doit montrer sa ou ses cartes aux autres joueurs à l’issue de la « main » en cours.


Article 18 - Règles de l’ouverture du tableau

· Si le « flop » est exposé sans carte brûlée :

- si l'ordre d’apparition des cartes est connu : la première carte du « flop » est brûlée et une quatrième vient compléter le « flop » ;

- si l'ordre d’apparition des cartes est inconnu : le « flop » est remélangé et redonné en brûlant une carte.

· Si le « flop » est exposé avec deux cartes brûlées :

- si l'ordre d’apparition des cartes est connu : la deuxième carte brûlée est exposée comme première carte du « flop » et la quatrième du « flop » est brûlée (la « turn » sera exposée directement) ;

- si l'ordre d’apparition des cartes est inconnu : le « flop » et une des cartes brûlées sont remélangés et redonnés sans brûler de carte.

· Si le « flop » est exposé avec 4 cartes :

- si l'ordre d’apparition des cartes est connu : la quatrième du « flop » est brûlée (la « turn » sera exposée directement) ;

- si l'ordre d’apparition des cartes est inconnu : le « flop » à 4 cartes est remélangé et redonné sans brûler de carte.

· Si la « turn » ou la « river » est exposée sans carte brûlée, cette carte est brûlée et la suivante (la vraie « turn » ou « river ») est exposée.

· Si le « flop » est prématuré et même si une seule carte a été dévoilée : le « flop » seul est repris, remélangé, puis sera redonné sans carte brûlée.

· Si la « turn » est prématurée, la « turn » seule est mise de côté toujours exposée. Une carte est brûlée et la suivante (qui devait être la « river ») est exposée en place de « turn ». Ensuite la carte mise de côté est remélangée au paquet et une « river » sera exposée sans brûler de carte.

· Si la « river » est prématurée, la « river » seule est reprise, remélangée puis une « river » sera exposée sans brûler de carte.

· Toute carte prématurée doit être reprise quelle que soit l’action des joueurs oubliés, même s’ils passent (« check » ou « fold »).


Article 19 - Etalage (« Show down »)

· Un joueur qui est encore dans un coup doit rester à la table pour prétendre le remporter.

· Tous les joueurs prétendant gagner à l'étalage doivent montrer leurs mains. C’est au dernier relanceur du dernier tour de mise (ou au premier de parole s’il n’y a pas de mise au dernier tour) d’exposer d’abord son jeu, puis ceux qui prétendent le battre dans le sens des aiguilles d’une montre. Il est cependant de bon ton de montrer rapidement un jeu fortement susceptible de gagner. Un joueur qui se voit battu a le droit de ne pas abattre son jeu.

· C’est au prétendant vainqueur de vérifier les abandons ou les montants payés par ses adversaires avant de jeter ou de montrer son jeu (cette règle concerne beaucoup de litiges).

· Le jeu montré par le vainqueur à l’étalage doit l’être entièrement (les deux cartes) et à tous les joueurs présents.

· Les déclarations verbales sur la valeur d’une main sont nulles : les cartes parlent. Néanmoins si une mauvaise annonce (trop élevée par exemple) fait jeter leurs cartes à des adversaires qui, au vu de l'erreur, prétendent ensuite qu'ils avaient un jeu plus fort : ces derniers perdent quand même le pot parce qu’ils ont jeté leurs cartes. Une mauvaise annonce jugée volontaire ou répétitive par l’arbitrage sera sanctionnée.

· Un jeu gagnant par abandon, s’il est montré à une personne, doit l’être à tous.

· Les joueurs hors du coup ne peuvent se montrer les cartes (puisqu’elles ont été jetées).

· Toutes les cartes sont ouvertes lorsqu’un ou des joueurs sont à tapis et que les enchères sont terminées (il n’y a plus d’action possible), même si le tableau est incomplet. Les joueurs doivent alors obligatoirement placer leurs cartes, face découverte sur la table. Cette situation permet d’éviter toute collusion de jetons.

· Les joueurs (même hors du coup) sont encouragés à aider à rectifier toute erreur faite lors de l’attribution finale des pots.

· Une main gagnante étalée ne peut être accidentellement tuée par un croupier : le vainqueur se verra remettre ses gains.


Section 3 : LES JETONS


Article 20 - Mises à l’aveugle (« blinds ») et mise forcée (« ante »)

· Chaque joueur doit miser les « blinds » à chaque tour.

· En tournoi, les « Blinds » et, selon le cas, les « Antes », sont augmentés à intervalles réguliers définis à l’avance, mais modifiables par le directeur du tournoi dans l’intérêt du tournoi. Le directeur du tournoi est responsable de la gestion dans le temps des changements de niveaux des « blinds » ou des « antes ». Le directeur du tournoi peut déléguer cette tâche à une personne de son choix.

· Les « blinds » sont joués « live » : le joueur de grosse « blind » a le droit de relancer même s’il a seulement été suivit.

· Les « over-blinds » ne sont pas permises en tournois (pas d’option\straddle).

· Lors d’un nouveau niveau, les nouvelles « blinds » doivent être appliquées si le coup suivant n’est pas commencé. Dans le cas contraire, le nouveau niveau s’applique au coup suivant.

· Si le joueur de future petite « blind » est sortant, il n’y a que la grosse « blind ».

· En tête-à-tête, le donneur mise la petite « blind » (et parle en premier avant le « flop ») et l’autre joueur mise la grosse « blind ». Après le « flop », le joueur de grosse « blind » parle en premier.

· Au moment du passage en tête-à-tête, on applique également la règle du « bouton mort » : la grosse « blind » doit avancer et l’autre joueur devient donneur même si cela fait rester la donne deux fois de suite sur le même joueur.

· Si un joueur n’a pas assez de jetons pour une « blind » ou une « ante », ce joueur reçoit la partie proportionnelle au pot pour les jetons qu’il a misés.


Article 21 - Mises et relances

· L’embuscade (« check-raise ») est autorisée.

· Une mise ou une relance doit être claire : annoncée par la parole ou l’acte en une seule fois et non pas en plusieurs étapes ou saccades (« string bet ») auquel cas seule la première étape de l’action sera considérée. Un joueur abusant du « string bet » peut se voir infliger des sanctions.

Une mise ou une relance doit donc être faite :

- soit en mettant sur le tapis le montant total en une fois ;

- soit en annonçant clairement le montant total (avant de la placer sur le tapis) ;

- soit en annonçant clairement « relance » (avant de procéder à l’un des actes précédents).

· Toute ouverture avant ou après le « flop » doit être au moins égale à la grosse « blind » en cours.

· Une « vraie » relance doit être au moins du double de la mise ou de la relance précédente (exemple : ouverture à 100, relance à 200, sur-relance minimum 400). Les relances inférieures au minimum, les « sous-relances » (ou encore dénommées « fausses relances ») sont seulement permises si le joueur met son tapis.

· Si un joueur n'a pas assez pour ouvrir à hauteur de la grosse « blind » avant le « flop », il est à tapis, mais les autres joueurs sont tenus d'ouvrir du montant minimum égal à la grosse « blind » (qui est considéré comme une mise) ou de relancer au moins du double de la grosse « blind ».

· Si un joueur n'a pas assez pour ouvrir à hauteur de la grosse « blind » après le « flop », il est à tapis et les autres peuvent le suivre du montant de son tapis ou le relancer au moins au double de la grosse « blind » (exemple : grosse « blind » à 100, tapis à 30, suivit à 30, relance minimum 200).

· Une « sous-relance » à tapis ne donne pas le droit de relancer à un joueur ayant déjà joué. Les joueurs placés après et n’ayant pas encore misé peuvent relancer, toujours au minimum du double de la dernière relance (exemple : ouverture à 200, tapis à 300, relance minimum à 600). Un joueur placé avant mais dont la mise ou la relance initiale a finalement été doublée peut à nouveau relancer.


Article 22 - Ajustement des mises et des relances

· Si une mise trop petite est faite par erreur :

- si la mise insuffisante (« bet » ou « call ») est faite sans annonce : soit le joueur met le complément, soit il passe, mais il perd la somme déjà engagée ;

- si le joueur a annoncé verbalement son intention de suivre, alors le complément serait imposé au joueur.

- si la relance insuffisante est faite sans annonce : le complément serait imposé au joueur s’il avait atteint 50% du montant de la relance minimum, sinon il sera contraint de simplement suivre (« call ») ;

- si la relance insuffisante est faite avec annonce de relance : le complément serait imposé au joueur.

Cependant, le directeur de tournoi peut autoriser exceptionnellement un joueur à récupérer ses mises si, de toute évidence, il n’a pas compris un montant (très largement supérieur). Ce joueur sera néanmoins sanctionné.

· Toute erreur de mise qui est constatée avant la réunion des jetons, doit être rectifiée à partir de l’erreur et les joueurs ayant agi après l’erreur peuvent changer de décision. Après la réunion des jetons, le pot est définitivement considéré comme complet.


Article 23 - Effet rétroactif

· Aucune décision ne peut avoir d’effet rétroactif sur un coup précédant quand le suivant est commencé. Il faut donc intervenir de suite.

· Le pot est considéré comme complet lorsque les mises ont été réunies au centre de la table. Aucun recours n’est possible.


Article 24 - Retrait des jetons de plus petite valeur

· La plus petite dénomination de jetons sera retirée lorsqu’elle ne sera plus utilisée pour les « Blinds » ou les « Antes ».

· Tous les jetons de petite dénomination seront remplacés directement par des jetons de dénomination supérieure, en utilisant la méthode d’arrondi supérieur (exemple : 7 jetons de 100 sont remplacés par 1 jeton de 500 ; 8 jetons de 100 par 2 jetons de 500).

· Un joueur ne peut pas être éliminé d’un tournoi au retrait des jetons de plus petite valeur. S’il ne lui reste qu’un nombre insuffisant de jetons pour lui donner droit à un jeton supérieur, il se verra malgré tout attribuer un jeton de la plus petite valeur encore en jeu.

· Si des jetons de l’ancienne plus petite valeur (qui ont été retirés) sont retrouvés après, ils ne peuvent plus être convertis et sont retirés du tournoi.


Article 25 - Partages et pots externes

· En cas d’égalité, les jetons contenus dans le pot sont divisés par le nombre de joueurs encore en lice et les jetons sont attribués aux dits joueurs. Le reliquat de jetons non-divisible de façon équitable est échangé en jetons de plus petite dénomination pour être à nouveau partagé entre les joueurs. Le reliquat indivisible sera attribué au joueur le plus proche du « bouton ».

· Les pots multiples sont partagés individuellement en commençant par les pots extérieurs.


Fait à Sarlat, le 3 février 2010


Le Président de la Commission Tournoi :

M Régis GIBERT